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J'écoute Fécamp

lundi, novembre 3 2014, par Jean-Claude

batiment_antan2.png J'écoute Fécamp
Le mugissement des vagues
Sur le grondement des galets

J'écoute Fécamp
La corne de brume
Dans le brouillard duveteux

J'écoute Fécamp
L'activité des pêcheurs
Sur le quai de retour

J'écoute Fécamp
La clameur des poissonnières
À la criée toute proche

Je touche Fécamp
Sur la carte marine


Tiens !
Écoute !

Entends-tu la corde qui hisse
La voile majestueuse
De ce batiment d'antan
Glissant placidement
Vers les rivages d'un ailleurs ?




Quelques dictionnaires en ligne

dimanche, janvier 19 2014, par Jean-Claude

En de multiples circonstances, les auteurs peuvent avoir besoin d'un référentiel, d'une boussole dans le monde des mots.

Que ce soit pour contrôler l'orthographe d'un mot, de trouver un synonyme, pour vérifier les différentes définitions d'un terme ; le dictionnaire représente toujours un allié précieux.

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Pour ma part, je consulte toujours des ouvrages papier dont certains (trouvés sur des foires à tout) datent de la fin du 19ème siècle. Néanmoins, je ne renâcle pas à utiliser les outils modernes dans ce domaine et vous propose d'en découvrir quelques uns au travers de signets (favoris ou bookmarks) personnels.

Pour vous rendre sur la page, merci de cliquer sur l'image ci dessous :

logo5-2.png

Supprimer les itinéraires de Plans sous OS X

dimanche, décembre 1 2013, par Jean-Claude

Contraint de ne pouvoir utiliser le logiciel emaps à cause des vicissitudes de Google avec son API ; je me suis tourné vers le logiciel installé par défaut sur ma machine sous OS X Mavericks : Plans. Bien que très simpliste, l'application peut dépanner à l'occasion.

Par contre, l'outil ne se montre pas très intuitif pour effacer l'historique des itinéraires. Bien que très tortueuse, la manipulation reste possible comme va vous le démontrer la vidéo ci dessous.


Voilures

samedi, octobre 26 2013, par Jean-Claude


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La vision d'une piètre lueur
Peut infiltrer la peur
Et éviter le souci.

Dans un si frêle abri
Il n'est en rien désuet
D'inscrire des sonnets
Pour un hymne des corps
Fussent-ils en désaccord.

Sur les funestes monuments de la perte
Et des affres du temps
Sur les accidents et les tourments
Passe le fleuve des doux moments
Embarque ! La voie n'est pas déserte.
© 2013 Jean-Claude Duponq
Ce texte fera partie de mon prochain recueil intitulé Rythmiques.
En attendant, si vous désirez un autre recueil de mes textes ? c'est ici


Recette à la grimace

Atteindre des limites
Mais avec discrétion…

Patienter pour que le caillou
Ne rechigne plus à devenir oiseau
Siffler sur la vieillesse du silence
Et boucher ses oreilles
Sur d’adultes propos.

Relever l'ancre avec fracas
Pour lifter les grimaces
À l'aube du renouveau..

Pour un air de rengaine

dimanche, avril 14 2013, par Jean-Claude


Sur le tableau du passé
Des jumeaux s’entêtent à siffler
Un vieil air de rengaine
À la mode d’antan.

Les notes forment des gribouillis
Sautillant mesquinement
Aux frontières floutées
Des vases communicants.

Un jumeau s’interrompt
L’autre le regarde sévèrement
Mais pourquoi arrêter de siffler
Un vieil air de rengaine à la mode d’antan ?

Le tableau du passé se transforme
En une nouvelle forme de connaissance.


© 2013 Jean-Claude Duponq


Ce texte fera partie de mon prochain recueil intitulé Rythmiques.
En attendant, si vous désirez un autre recueil de mes textes ? c'est ici

Texte de Valérie

vendredi, avril 5 2013, par Jean-Claude

C'est avec émotion que j'accueille aujourd'hui le texte de mon amie Valérie Pascual dans le cadre du groupe des "Vases communicants".

Le principe ? Chacun de nous écrit un texte et le publie chez un(e) autre participant(e). Par conséquent, vous trouverez mon texte sur le blog de Valérie. À cette occasion, nous nous sommes
réciproquement proposés une photographie et nous nous en sommes servis comme point de départ. Vous les retrouverez, dans le texte de Valérie, au cœur même du texte.

Maintenant, je me tais, place à Valérie !




Du fond de ma mémoire, je revois ton vélo jaune
Hâtivement jeté contre les étagères
Après tes escapades forestières de faune
Tu revenais en sueur vers ton grand-père.


Touraine-vblog.png

Le cœur léger comme une plume
Tu saisissais au hasard un volume
Le regard fiévreux tu te laissais emporter
Vers des aventures, d’autres cieux, d’autres contrées

Tu plongeais dans ses livres
Pour savoir tout de lui
Les auteurs, les mots qui le rendaient ivre
Te rapprochaient de ce vieux au regard qui fuit.

Ta bicyclette pleine de poussière
Appuyée là depuis tant d’années
Parle de toi et de ta quête amère
D’un amour qu’il t’a refusé.

Mais pourquoi est-ce que j’écris en vers ? C’est idiot ! Il parait que je trousse de jolis poèmes, mais pour m’adresser à toi, mon disparu, et par lettre, ça n’a pas de sens.

Dix ans donc aujourd’hui. J’ai laissé passer les neufs précédents anniversaires en les ignorant, en vivant ma journée comme toutes les autres. Mais cette année, j’ai eu soudainement envie de faire revenir mes souvenirs à la surface.

Les tendres souvenirs, comme ton vélo contre les rayonnages de vieux livres dans l’atelier au fond du jardin, et les durs, comme ce jour ou tu n’es pas rentré. Je t’ai attendu mon petit, longtemps. Des jours et des jours, rôdant devant ta porte. Puis je suis enfin entrée dans ta chambre et j’ai découvert la photo, sur ton bureau. Je l’ai prise, je l’ai montrée à ton grand-père qui a haussé les épaules et je l’ai rangée dans mon portefeuille. Elle y est toujours. Je la regarde souvent.

Hier, toujours pour me rappeler, je l’ai ressortie.

Tu me l’avais dit à plusieurs reprises, je suis lente à comprendre, les gens et les choses. Quand ton père a commencé à parler de cette couturière plutôt accorte, je n’ai rien vu venir. Alors cette photo, sans message… Elle ne me parlait pas. Dix ans, c’est le temps qu’il m’a fallu pour comprendre, pour penser à lire les mots sur l’ardoise accrochée au mur.


Marseillan-vblog.png

Ce n’est pas la photo que tu as laissée derrière toi, ce sont ces mots. « aimez-vous l'un l'autre et vous serez heureux. C'est aussi simple et aussi difficile que ça »

Cette nuit d’autres mots, les miens, ont commencé à s’assembler dans ma tête, formant un début de poème et des phrases que je couche maintenant sur le papier.

Tu as manqué d’amour. Celui de ton père, donné plus volontiers à ses autres enfants. Celui de mon père, qui aurait pu prendre soin de toi. N’ayant élevé qu’une fille, il croyait que les garçons, ça se traite à la dure. Tu voulais des sourires, il t’a rudoyé. Il t’aimait, mais il ne l’a pas montré. Tu es parti.

J’espère que là où tu es, tu auras trouvé tout l’amour que tu cherchais. Il y a sans doute une bicyclette et des livres autour de toi.

Mais où ai-je la tête ? A quelle adresse t’envoyer cette lettre ? Peu importe, je la confierai au facteur avec ton nom sur l’enveloppe.

Je t’embrasse, mon fils absent.
Maman

Attitudes

samedi, mars 30 2013, par Jean-Claude


Aïe, aïe, aïe

J'ai mal à mon calendrier

Les jours filent, les heures s'accélèrent,

Les secondes s'affolent,

Les minutes oublient la douceur des jours.

On croirait une vie en miniature

Un feu follet des siècles

Un radeau agité dans l'immensité de l'océan

Une chiquenaude du mouvant...

Je revendique, aujourd'hui, la « Slow Attitude » !

C'est une transition remplie de courage
La douceur d'un onctueux chocolat
Une oeuvre de pénardise

Une exposition du tranquillos

Une suave nonchalance

Aux notes argentées.



© 2012 Jean-Claude Duponq
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Spleen automnal

jeudi, décembre 6 2012, par Jean-Claude


Le blé est moissonné,
La ville est lessivée,
L'automne chamarré
S'installe en maître
Sur les jours diminués.

Chacun s'active
À trouver un peu de chaleur tantôt en sa demeure;
Et bravant les flots de hallebardes
Trône dans les rues désertes aux pavés délavés
L'ombre sinistre d'un parfum d'abandon aux élans mélancoliques.

La ville s'effeuille,
L'automne chamarré
S'installe en despote
Sur les nuits rallongées.

© 2012 Jean-Claude Duponq

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Temps anciens

dimanche, septembre 9 2012, par Jean-Claude


L'inconnue avait passé la matinée à jouer au jeu des sept familles.


Et tout hiver, ça avait été comme ça, indubitablement, intemporellement.


C'était une façon peut prendre du recul, de se remémorer les paroles de la chanson du « temps des cerises », si vieilles et pourtant si proches.


Perché sur la branche d'un chêne vénérable, un merle moqueur semblait montrer l'exemple et enroba la déferlante habitude dans un chant des plus mélodieux.


L'inconnue jeta brusquement les cartes du jeu des sept familles et, malgré la fraîcheur de la saison, se mit à la fenêtre pour s'imprégner de la magnifique symphonie.

© 2012 Jean-Claude Duponq

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